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François Bayrou va-t-il rejoindre le Gouvernement ?
juin 8th, 2010 by Régine Marre

Le Président du Modem a été reçu fin avril à l’Elysée par N.Sarkozy, et toute la presse est en ébullition :  « F.Bayrou change de ligne politique; le Modem rejoint l’UMP et le NC ; le Centre est de retour à droite , après sa recomposition… ». Bref, le Modem apporterait ses voix sur un plateau à l’UMP, qui en a manqué cruellement aux Régionales, après avoir misé vainement sur les voix hypothétiques du Nouveau Centre. C’est plié, nous revoici dans une bipolarité bien confortable Droite/Gauche, puisque les Verts ont reconduit leurs alliances avec le PS. Cet équilibre instable Droite/Gauche se partagera donc indéfiniment le pouvoir dans une alternance qui arrange bien les élus (par moins de 50% des électeurs) des 2 bords, mais dont lesquels électeurs s’éloignent de plus en plus en refusant d’aller voter, précisément afin de ne pas cautionner ce système biparti dont ils ne veulent plus.

La réalité est toute autre, puisque F.Bayrou a écrit aux adhérents du Modem  pour clarifier notre position, inchangée depuis 3 ans, et arrêter ainsi toutes formes de rumeurs infondées.

« La situation de notre pays est suffisamment grave pour que les responsables conscients des difficultĂ©s (ils ne sont pas si nombreux) acceptent d’Ă©changer leurs points de vue, y compris de manière informelle et en toute libertĂ©. Dans les temps difficiles il n’est pas inutile de rĂ©flĂ©chir ensemble. Nous sommes en dĂ©saccord, parfois violent, c’est normal, c’est la dĂ©mocratie, mais nous ne sommes pas en guerre civile. Parler entre responsables, sans concessions et sans compromissions, pour moi, pour nous, c’est le b-a ba d’une dĂ©mocratie de citoyens adultes. Je vous le dis clairement, je continuerai de le proposer, et de le mettre en pratique.

Ă€ ce titre, je revendique avec fiertĂ© que nous ayons ces derniers mois tendu la main Ă  une partie de la gauche, social-dĂ©mocrate, en espĂ©rant qu’elle oserait un jour affirmer son identitĂ©. Pour l’instant, cela n’a pas Ă©tĂ© le cas, mais nous avons eu raison de tendre la main et nous devons continuer Ă  le faire !

Il n’y a pas de dĂ©mocratie sans confrontation des idĂ©es et sans dialogue. Et la crise fait du dialogue une obligation.

Savoir approuver quand une dĂ©cision va dans le bon sens, combattre les dĂ©cisions injustes, cela a toujours Ă©tĂ© notre ligne de conduite. Cela signifie-t-il une quelconque connivence avec le pouvoir actuel ? Je vois bien la manĹ“uvre qui tente de le faire croire. Mais ceux qui conduisent cette intoxication se mettent le doigt dans l’oeil et il convient, charitablement, de les dĂ©tromper…

Notre projet politique ne peut donc accepter de se laisser satelliser par aucun des deux partis actuellement dominants. Il peut chercher et trouver des compromis, mais il refuse les compromissions. Il est ouvert, mais il est intègre. Et il ne doit accepter aucune concession, ni sur l’ouverture, ni sur l’intĂ©gritĂ©.

C’est pourquoi l’article premier de tout acte d’existence du centre, c’est l’indĂ©pendance. Je ne ferai sur ce point central aucune concession Ă  qui que ce soit. La faiblesse actuelle de ce courant politique vient de sa division et, pour certains, de sa soumission. Division et soumission, ce sont les deux causes de sa faiblesse Ă©lectorale actuelle. Je ne mĂ©nagerai pas mes forces pour qu’il se rassemble, et pour qu’il se redresse.

C’est parce que je crois Ă  la force et Ă  l’avenir de cette famille politique que j’ai Ă©tĂ©, je suis, et je serai intransigeant sur le respect de ses principes. »

Ainsi, approuver la loi sur la Burqa qui devrait interdire de dissimuler son visage, si elle est maintenue telle qu’annoncée, ce n’est pas rejoindre l’UMP.

Dire que la réforme des retraites est nécessaires (et nous reparlerons de notre proposition), ce n’est pas rejoindre l’UMP.

S’opposer à la réforme des collectivités territoriales telle qu’elle est proposée mais dire qu’elle est nécessaire, ce n’est pas rejoindre l’UMP.

Alors oui, il faut détromper les citoyens à qui une machination médiatique et le bouche à oreille essaient de faire croire que le Modem par la voix de F.Bayrou rejoint N.Sarkozy.

Car nous sommes et serons toujours opposés au bouclier fiscal, au déficit de fonctionnement de l’Etat, à la mauvaise politique éducative du Gouvernement, à la dépendance des médias à ce Gouvernement, au mélange des affaires publiques et des affaires privées, au manque de séparation des pouvoirs (Etat/Justice), à la financiarisation outrancière de notre société, à l’abandon du Grenelle de l’environnement.

Nos valeurs sont bien différentes de celle du pouvoir en place, il ne peut donc y avoir alliance/fusion  entre l’UMP et le Modem qui resteront des forces bien distinctes avec chacune leur projet de société et je pense que cette distinction est indispensable pour que vive la Démocratie. La seule possibilité reste un partenariat de projet pour un gouvernement, mais pour l’instant nous n’en sommes qu’à l’ouverture aux discussions, des 2 côtés.

 

Burqa : Le Conseil d’Etat dĂ©savoue le projet de loi
mai 14th, 2010 by Régine Marre

Nous apprenons aujourd’hui que le Conseil d’Etat dĂ©savoue le projet de loi sur la Burqa, qui sera prĂ©sentĂ© en juin au Parlement. Au motif qu’il est  anticonstitutionnel et “ne repose sur aucun fondement juridique incontestable“. MalgrĂ© cela, le Gouvernement persiste et signe : le projet de loi est maintenu.

Bien sĂ»r, on peut dire que les citoyens ont le droit de s’habiller comme ils veulent, encore une fois cela fait partie de la libertĂ© de chacun. Oui, mais… Si on peut accepter les djellabas, les couvre-chef de toutes sortes, les vĂŞtements fantaisistes, la loi n’autorise pas la nuditĂ©, fut-elle partielle. On appelle cela “attentat Ă  la pudeur” et elle en punit l’auteur.

A contrario, Ă  mon sens, la loi ne devrait pas non plus tolĂ©rer que certaines personnes cachent leur visage, et il me paraĂ®t nĂ©cessaire de lĂ©gifĂ©rer sur ce point, devant le phĂ©nomène accru du port de la burqa. Le problème qui est posĂ© n’est pas le port de la robe, ni mĂŞme celui du voile, c’est bien celui de la dissimulation du visage.

On peut invoquer d’abord le problème de la sĂ©curitĂ© : qui se cache sous ce tissu ? La personne peut-elle conduire et se diriger en toute sĂ©curitĂ© ? Vient ensuite le problème des femmes contraintes par leurs Ă©poux Musulmans qui interprètent  le Coran à leur façon : les hommes  Musulmans bien intĂ©grĂ©s en France, eux,  ne rĂ©clament pas le port de la burqa, ils nous le disent haut et fort pour se dĂ©marquer de leurs pairs qui entravent la libertĂ© et par lĂ  mĂŞme la dignitĂ© de leurs femmes. Puis certaines femmes voilĂ©es, lorsqu’elles sont interviewĂ©es, avouent ĂŞtre des Françaises converties Ă  l’Islam et se sentir en sĂ©curitĂ© sous ce vĂŞtement, ce sont les plus virulentes dans la revendication du port de la burqa. Je pense qu’il y a lĂ  un rĂ©el  problème  de personnalitĂ© lorsque l’on n’ose plus se promener dans la rue Ă  visage dĂ©couvert. Enfin, quelle communication peut-on avoir avec une personne dont on ne voit (Ă  peine) que les yeux ? Je considère cela comme un manque de respect vis-Ă -vis de ses propres concitoyens, dans un monde oĂą l’on a dĂ©jĂ  bien du mal Ă  relier les gens entre eux pour les faire vivre ensemble.

Alors, une loi, oui ! Mais qui interdit toute dissimulation du visage, pour des raisons de respect, de communication, de sécurité, et surtout de liberté et de dignité (celle des femmes).

Apéros Facebook : le 1er mort
mai 14th, 2010 by Régine Marre

Un mort en fin d’apĂ©ro Facebook Ă  Nantes : il avait 2,40 g d’alcool dans le sang. On ne peut que compatir Ă  la douleur de ses Parents et amis.

Faut-il pour autant interdire ce genre nouveau d’Ă©vĂ©nement ?

On ne peut raisonnablement interdire aux citoyens de se rĂ©unir : c’est la libertĂ© de circuler, et se rĂ©unir est un acte permis dans un Ă©tat dĂ©mocratique. Cependant, la tournure des Ă©vĂ©nements fait qu’il y a eu rĂ©gulièrement depuis le dĂ©but de ce phĂ©nomène des personnes en Ă©tat Ă©thylique avancĂ©, donc potentiellement en danger de mort, et celui de Nantes confirme cette issue qui est appelĂ©e Ă  se reproduire.

Alors ? Il est nĂ©cessaire de rĂ©flĂ©chir sĂ©rieusement au problème qui se pose dans un vide juridique face aux rĂ©seaux sociaux. Un encadrement accru de ces manifestations et une prĂ©vention renforcĂ©e des risques engendrĂ©s par l’alcoolisation sont indispensables. Un groupe de rĂ©flexion politique sur le sujet est d’ailleurs prĂ©vu, mais le problème se pose de façon urgente, et Rouen fera partie de ces manifestations en juin, après bien d’autres villes.  

Enfin, il me paraĂ®t tout de mĂŞme aberrant qu’une catĂ©gorie de gens (les tardifs de l’apĂ©ro gĂ©ant) aient besoin de boire de l’alcool Ă  ce point pour s’amuser !  C’est sans nul doute un phĂ©nomène de sociĂ©tĂ© qui nous rappelle le problème de l’alcool en France.

“Les Lib’DĂ©m trublions du bipartisme britannique”
mai 7th, 2010 by Régine Marre

Les LibĂ©raux DĂ©mocrates britanniques, qui siègent au Parlement EuropĂ©en dans le groupe ADLE avec le Modem, jouent pour la 1ère fois les trouble-fĂŞte aux Ă©lections lĂ©gislatives en Grande Bretagne, preuve que les peuples europĂ©ens rejettent de plus en plus le bipartisme. En effet, ni le Parti Conservateur de David Cameron avec ses 306 sièges (36,1%), ni le Parti Travailliste de Gordon Brown avec ses 258 sièges (29,2%) ne sont en mesure de gouverner seuls puisqu’ils ne possèdent pas la majoritĂ© requise de 326 sièges sur les 650 du Parlement. Ils sont donc contraints Ă  passer une alliance avec les LibĂ©raux DĂ©mocrates de Nick Clegg qui recueillent 22,9% des suffrages et 57 sièges. Deux cas de figure sont envisageables : une alliance Conservateurs / LibĂ©raux DĂ©mocrates qui gouvernerait avec une majoritĂ© de 363 sièges mais prĂ©senterait des difficultĂ©s d’ajustement de programme, les Conservateurs Ă©tant d’abord profondĂ©ment anti-europĂ©ens et n’ayant pas la mĂŞme vision Ă©conomique que leurs partenaires Ă©ventuels. La 2ème solution serait une alliance Travaillistes / LibĂ©raux DĂ©mocrates, mais elle n’aurait pas la majoritĂ© (215 sièges sur 226 nĂ©cessaires) et serait exposĂ©e Ă  des problèmes de gouvernance lors du vote de certaines lois. Seuls Nick Clegg et ses partisans ont la main sur l’avenir du Gouvernement Britannique, selon le choix qu’ils feront de gouverner avec la Droite ou la Gauche. On le voit, les LibĂ©raux DĂ©mocrates sont capables de peser sur la vie politique de leur pays en jouant les arbitres face au bloc Gauche/Droite, et c’est Ă  cette tâche que le Modem Français s’est attelĂ© dans  sa dĂ©marche de construction, tout comme F.Bayrou l’a dĂ©jĂ  fait lors des PrĂ©sidentielles 2007. Il existe une attente des Français en ce sens dans leur rejet de la politique bloc contre bloc qui s’est traduite par une abstention record aux dernières Ă©lections. A nous de grandir en ce sens pour occuper un espace vide pour le moment.

Rouen signe la Charte de la vie nocturne
avr 20th, 2010 by Régine Marre

Cette charte proposĂ©e et votĂ©e par la majoritĂ© au Conseil Municipal du 2 avril dernier,  je l’avais dĂ©sapprouvĂ©e dans son Ă©tat par un vote d’abstention, un certain nombre de professionnels de la restauration et des Ă©tablissements de nuit y Ă©tant opposĂ©s. Ce qui faisait surtout dĂ©bat, c’Ă©tait que les Ă©piceries de nuit Ă©taient intĂ©grĂ©es aux signataires chargĂ©s d’Ă©lire les reprĂ©sentants des professionnels de la vie nocturne rouennaise Ă  la commission oĂą siègent Ă©galement des autoritĂ©s municipales et prĂ©fectorales.

Ce qu’il faut souligner, c’est que la municipalitĂ©, malgrĂ© son adoption de la dĂ©libĂ©ration en l’Ă©tat,  a finalement pris en compte les oppositions des professionnels que j’avais relayĂ©es dans mon explication de vote, pour leur proposer une version modifiĂ©e de la commission sans les Ă©piceries de nuit.  Ces mĂŞmes professionnels ont donc entĂ©rinĂ© hier soir 19/04 la charte de la vie nocturne et il faut s’en fĂ©liciter, le dialogue entre tous les acteurs concernĂ©s est donc ouvert. Cependant, il reste Ă  animer la ville après 22h et pour cela permettre aux habitants de l’agglomĂ©ration rouennaise de bĂ©nĂ©ficier de transports en commun tard dans la nuit. Un juste Ă©quilibre reste Ă©galement Ă  trouver entre les sorties nocturnes et le sommeil des habitants qui eux doivent bien avoir conscience qu’ils ont choisi le centre ville avec les inconvĂ©nients que cela peut parfois prĂ©senter. Mais avec toutes ces bonnes volontĂ©s, ils vont pouvoir dormir sur leurs 2 oreilles, les fĂŞtards seront moins moroses, et les professionnels aussi.

»  Propulse: Modem   »  Style: Regine Marre
© RĂ©gine Marre - Modem Rouen - Conseil Municipal de Rouen