A ceux qui prĂ©disent dĂ©jĂ Â la mort du Mouvement DĂ©mocrate, notre PrĂ©sident François Bayrou a dĂ©clarĂ© avant d’entrer en rĂ©union du Conseil National : “Vous allez voir ce qu’est une famille politique rĂ©elle, vivante, quand elle dĂ©cide de prendre Ă bras le corps les questions qui la concernent et, plus important, celles qui concernent la sociĂ©tĂ© française“.
Pour l’ex-dĂ©putĂ© europĂ©en MODEM Bernard Lehideux, l’Ă©chec des rĂ©gionales “fait partie des alĂ©as, des hauts et des bas de la vie politique“.
Le Conseil National réunissant près de 200 cadres du parti s’est déroulé dans une bonne ambiance constructive où les Conseillers Nationaux ont eu l’impression d’avoir été entendus, le Président arrivant avec des solutions et des résolutions concrètes après l’analyse du mauvais score des régionales.
F.Bayrou a notamment pris pour cible l’ex vice-prĂ©sidente du MODEM Corinne Lepage. En effet, Ă©lue dĂ©putĂ©e europĂ©enne en juin 2009, l’ancienne ministre de J.Chirac a claquĂ© la porte du MODEM après avoir soutenu Europe Ecologie en Alsace pendant la campagne des rĂ©gionales.
“Il n’y a pas de mouvement politique qui puisse se faire entendre dans un climat de division interne“, a dĂ©clarĂ© François Bayrou Ă la presse après la rĂ©union, qui s’est tenue Ă huis clos.
“Je fais porter la faute Ă nous-mĂŞmes, mais les divisions internes ont coĂ»tĂ© extrĂŞmement cher“, a-t-il affirmĂ©. “Au lieu d’avoir une dynamique, nous avons eu un message nĂ©gatif uniquement“.
Douze listes MODEM ont été à un demi-point des 5% nécessaires pour être remboursés des frais de campagne, a-t-il aussi remarqué.
Â
Résolution adoptée par le Conseil National du Mouvement Démocrate
Le Conseil national du Mouvement Démocrate,
Réuni le 27 mars 2010 à l’Assemblée nationale,
Après l’épreuve du résultat des élections régionales,
Devant l’état de notre pays en désarroi, devant le rejet de la politique qui est le fait de l’immense majorité de nos concitoyens,
Le Conseil National souligne d’abord l’unité de notre mouvement et sa volonté de reconstruction civique pour nous-mêmes et pour l’ensemble de notre pays.
Il soutient le premier de nos choix stratégiques : celui de l’indépendance, seul capable d’apporter une idée nouvelle et juste pour l’avenir du pays, et de répondre à ceux de ses citoyens qui ne se reconnaissent plus dans le débat démocratique. Il insiste sur le refus des manoeuvres et des combinaisons.
Le Conseil National approuve une nouvelle organisation :
- la nomination à la vice–présidence (aux côtés des actuels vice-présidents Marielle de Sarnez, Jean-Luc Bennhamias, Jacqueline Gourault, Jean-Marie Vanlerenberghe) de Jean Lassalle et de Robert Rochefort.
- La création d’un secrétariat général du mouvement confié à Marc Fesneau, 39 ans, maire de Marchenoir et président de la communauté de communes de Beauce et Forêt (41).
Cette résolution a été adoptée à l’unanimité du Conseil National
Â
Â
(Jean Lassalle, député Pyrénéen, a été le seul à franchir en Aquitaine la barre des 10% au 1er tour et il a donc pu se maintenir au 2ème tour, améliorant son score jusqu’à plus de 15% des voix lors de la triangulaire qui l’opposait au PS et à l’UMP. Quant à Robert Rochefort, député européen élu en 2009, il est l’ex-directeur du Credoc, sociologue et économiste de formation ; Marc Fesneau est un jeune cadre actif du MODEM).
Les mots d’ordre de F.Bayrou ont été « indépendance et discipline » : le 1er mot pour recentrer la position du MODEM qui était accusé par certains de se rapprocher trop de la Gauche, le 2ème pour avertir les cadres ou les adhérents qu’aucune dérive dans les médias ou sur les blogs ne serait plus tolérée mais sanctionnée.
Concernant les PrĂ©sidentielles de 2012, B.Lehideux a rĂ©pondu aux journalistes : “Je peux vous jurer que nous n’avons pris aucune dĂ©cision en la matière et je peux vous jurer aussi qu’aucun d’entre nous ne pense qu’elle est remise en cause. La vĂ©ritĂ© c’est que deux ans avant l’Ă©lection de Jacques Chirac, personne ne pensait qu’il allait ĂŞtre Ă©lu“.
Il ne nous reste plus qu’à réorganiser nos fédérations, en évacuant les querelles internes, au besoin en éliminant les infiltrés qui nuisent au Modem pour détruire et non construire.
Non ! Le Modem n’est pas mort, bien que ceci ait été annoncé par certains dans la presse nationale comme locale . Nous ne leur ferons pas ce plaisir car nous continuerons à lutter contre le bipartisme UMP-NC/ PS-E.E.