1ère motion : Contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service postal.
Ma sortie du Groupe CDI pour siĂ©ger en position indĂ©pendante m’ a permis de voter pour cette motion prĂ©sentĂ©e par la majoritĂ©, diffĂ©remment des autres membres de l’opposition, en plein usage de ma libertĂ© de parole en tant que reprĂ©sentante du Modem au Conseil Municipal.
ConsidĂ©rant que nous sommes tous concernĂ©s par la prĂ©sence de bureaux de La Poste de proximitĂ© qui crĂ©ent du lien social, surtout dans nos campagnes mais aussi dans nos zones urbaines et en particulier dans notre localitĂ©, j’ai soutenu la consultation citoyenne et le comitĂ© local rouennais qui demandent le retrait du projet de loi postale 2009 tel qu’il est prĂ©sentĂ©, afin d’Ă©viter que d’autres bureaux ne soient fermĂ©s et d’autres emplois supprimĂ©s. Nous avons tous en mĂ©moire le cas d’ EDF-GDF qui s’est d’abord ouvert partiellement aux capitaux privĂ©s pour finir par des entreprises privĂ©es, des licenciements et des hausses de tarifs.
2ème motion : Antennes relais : pour une réglementation des implantations sur notre territoire.
Le Principe de précaution fait partie du développement durable et nous le devons aux générations futures. Cette proposition d’un observatoire des antennes relais appartient donc au principe de précaution et c’est en ce sens que nous devons le mettre en place. Il n’est pas question d’affoler les populations ni d’en faire un enjeu politique : c’est la santé de nos concitoyens qui est en jeu et dont nous avons la responsabilité dans le cadre de notre mandat. Nous avons tous lu des études divergentes sur la dangerosité ou non de ces antennes : les fournisseurs de téléphonie affirment qu’elles ne le sont pas, certains scientifiques pour des raisons qui leur sont propres affirment le contraire. Des municipalités les interdisent près des écoles maternelles, elles ont peut-être raison. Des tribunaux en ordonnent l’enlèvement au regard de cas de cancers ou troubles neurologiques avérés. A Hérouville Saint Clair, dans le Calvados, le Maire Modem a interdit l’usage de la WiFi sur sa commune, au principe justement de précaution. Où est la vérité scientifique ? Il est nécessaire aujourd’hui de faire aboutir une recherche sur l’impact de ces antennes sur la santé des êtres vivants, et cet observatoire est l’outil adéquat. Cependant, il me semble qu’il ne faut pas se cantonner au local, qu’il faut élargir le débat et impliquer de grandes villes et métropoles dans cette étude, afin d’obtenir des résultats probants qui pourront influer sur les décisions futures dans ce domaine.
Nouveau règlement intérieur :
Â
Je pense que ce règlement concernant les vœux et les motions est un bon équilibre, car auparavant il y avait parfois pléthore de dépôts qui allongeaient considérablement le temps de la séance, sans qu’il y en ait vraiment l’utilité. L’ajout de commissions est une avancée démocratique que l’opposition attendait et réclamait depuis le début du mandat. C’était une nécessité pour le bon fonctionnement de la municipalité. Concernant le temps de parole, on peut comprendre qu’il soit souhaitable qu’un conseiller ne monopolise pas la parole de façon interminable. J’espère que ce ne sera pas un prétexte pour limiter la liberté d’expression de chacun.
Â
 Aménagement des quartiers des Hauts de Rouen :
Â
Au fil de nos rencontres avec les habitants des Hauts de Rouen, ils nous ont dit leurs préoccupations : en 1er lieu vient l’aménagement de leurs logements, notamment en ce qui concerne les chauffe-eau, les salles de bains, l’isolation… Ces aménagements proposés vont dans le sens d’une baisse de la consommation d’énergie, donc du Grenelle de l’environnement, mais aussi dans le sens d’une baisse de la dépense des ménages à l’heure où les foyers modestes en particulier sont touchés par la crise. Je suis bien sûr d’accord avec ce programme qui va dans le sens des souhaits des habitants de ces quartiers. Cependant, la 2ème préoccupation qu’il ne faut pas oublier, c’est la sécurité tant réclamée par les habitants, car nous avons tous en tête certains événements douloureux et les incendies de voitures, rodéos, dégradations qui continuent à se produire. Les améliorations par des ralentisseurs sont insuffisantes et les habitants se plaignent du manque de stationnement qui engendre des contraventions. De plus, l’augmentation du nombre de policiers ne résout pas les problèmes. Il faut donc veiller à traiter rapidement et à fond ce problème d’insécurité qui excède une partie de la population. D’autre part, le désenclavement par le transport, la mixité sociale, le retour d’activités et la restructuration des lieux de vie me semblent opportuns pour revaloriser la vie dans ces quartiers qui méritent toute notre attention.
Â
Requalification de la Place des Chartreux :
Â
 A première vue, c’est un bon projet et d’ailleurs les habitants de cette zone ont participĂ© activement aux rĂ©unions publiques qui l’ont prĂ©sentĂ©. Cette entrĂ©e dans l’agglomĂ©ration, et les villes de Rouen - Petit Quevilly en particulier, nĂ©cessite une refonte totale suite Ă la destruction de l’autopont pendant l’Ă©tĂ© 2008. Un protocole d’accord entre les villes de Rouen, Petit-Quevilly et la CAR nous a donc Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©, et ceci afin de repenser cet espace inhospitalier pour le non-automobiliste et d’offrir une entrĂ©e d’agglomĂ©ration valorisĂ©e. Le problème, c’est que le schĂ©ma accompagnant la dĂ©libĂ©ration montre un projet qui n’a pas prĂ©vu d’espace pour les transports en commun, ni de vue d’ensemble  de ceux-ci dans une vision globale de desserte du stade R.Diochon et du ZĂ©nith situĂ©s Ă proximitĂ©. Il n’était donc pas possible d’approuver ce schĂ©ma prĂ©sentĂ© en l’état : on ne peut en effet cautionner Ă l’aveugle un projet incomplet. Il aurait Ă©tĂ© souhaitable de repenser l’amĂ©nagement sous l’angle oubliĂ© des transports en commun afin d’anticiper l’avenir de ce secteur avant de nous le prĂ©senter au vote, j’ai donc votĂ© contre.
 Programme de dĂ©veloppement d’amĂ©nagements cyclables
Je suis ravie de voir que tous les Ă©lus majoritaires de Rouen se sont mis au Cy’clic. Il me paraĂ®t opportun de traiter ce sujet sur un plan d’ensemble en raisonnant avec la CAR, c’est-Ă -dire en rĂ©alisant un rĂ©el programme agglo-vĂ©lo, qui soit cohĂ©rent. Bien Ă©videmment, les pistes cyclables sont insuffisantes Ă Rouen et je dirais mĂŞme qu’elles sont assez souvent mal conçues ou dangereuses car il n’y a pas de suivi des pistes. Mais il fallait bien commencer, alors il est urgent de continuer, et j’ai votĂ© en ce sens.
Â
Demande d’autorisation d’exploiter une unitĂ© de liquĂ©faction, stockage et chargement de dioxyde de carbone :Â
 La sociĂ©tĂ© Linde Gas situĂ©e au Grand Quevilly sur le site Grande Paroisse demande son avis Ă la ville de Rouen pour exploiter une unitĂ© de purification de dioxyde de carbone, ce que nous ne pouvons refuser car l’opĂ©ration ne relève pas des compĂ©tences de la ville. Cependant, il faut noter que cette opĂ©ration augmentera encore de 15 camions/jour le trafic routier et au fil des ans nous arriverons, par autorisations successives, Ă 539 camions/jour sur l’Avenue F.Roosevelt. Actuellement, aucun projet n’envisage de crĂ©er ni mĂŞme d’étudier une plate-forme fluviale, ni de remettre en route le système ferroviaire de transport des marchandises : Rouen et l’agglomĂ©ration s’asphyxient progressivement mais on nous propose uniquement l’augmentation du trafic routier par camions et un Contournement Est dĂ©passĂ© de 30 ans, contraire au Grenelle de l’Environnement, (alors qu’il existe des solutions Ă©cologiques pour le transport fluvial et ferroviaire des marchandises). Que de temps perdu.
 Cinéma République :
Le passage à la DSP nous paraît être une bonne solution. L’offre culturelle diversifiée proposée en centre ville, si le cahier des charges est vraiment respecté, apportera un service aux Rouennais différent de celui de l’UGC et de celui des Docks, ceci nous paraît important afin qu’il n’y ait pas concurrence entre les établissements. Quant à l’appel d’offre, il s’agit d’une procédure claire et transparente qui évite toute contestation.
Offre culturelle prévue :Label « cinéma Art et Essai », labels spécifiques « jeune public », « patrimoine » et « recherche et découverte » seront demandés. Festivals cinémas locaux, départementaux, régionaux, nationaux et internationaux (Film Nordique, Regards sur les cinémas du monde, Agora du Cinéma Coréen….). Séances du Pôle Image Haute Normandie, accueil des producteurs audiovisuels locaux en présentation avant-première. Une semaine promotionnelle/an avec tarifs promo. Un film de répertoire/semaine. Une manifestation annuelle ou biannuelle pour des spectacles pluridisciplinaires intégrant la présentation de films. Débats, rencontres thématiques et films avant-première 10fois/an
Animations avec établissements scolaires, centres de loisirs, enfance et jeunesse, publics spécifiques (handicap), inscription aux dispositifs Ecole, Collège, Lycéens au cinéma, en direction des étudiants en partenariat avec l’Université, en direction des Seniors en partenariat avec le Maison des Aînés. Une offre culturelle variée et différente en centre ville !
Â
 Acquisition de 81 logements sociaux étudiants, Rue des Forgettes :
Â
Tout d’abord, à propos du nombre d’étudiants inscrits dans les établissements implantés à Rouen, il est nécessaire de rajouter aux 8 800 recensés les étudiants en BTS et en Classes Prépa (c’est aussi de l’enseignement supérieur) qui étudient dans les différents lycées, car ils sont eux aussi en recherche de logements puisque les internats sont insuffisamment pourvus en places, d’autant plus que certaines d’entre elles sont réservées aux étudiants Européens réguliers .L’offre de 10% pour 8 800 étudiants devrait donc être recalculée de façon plus juste à la hausse pour passer de 900 logements à environ 1200. Le Crous pourrait d’ailleurs nous permettre d’affiner ce chiffre. Je suis heureuse que la ville soutienne le logement étudiant mais je souhaiterais un chiffre plus juste de 125 logements /an. On nous a présenté 2 projets : Boulevard de l’Europe et Rue des Forgettes, mais quid du projet au Champ de Mars où il était question de 150 logements ? De plus, combien sont prévus Boulevard de l’Europe, où en est le projet, nous n’avons pas de précisions. Concernant le projet que nous avions à l’ordre du jour, il est heureux de voir qu’une réalisation de 81 logements soit prévue. Pour son budget, je sais très bien qu’il est difficile de fixer dès le départ le montant des subventions pour ce type d’opération, pour autant depuis avril 2008 nous avons eu tous les chiffres possibles et imaginables. La subvention du département est réduite de moitié de par la subvention du CNOUS, preuve en est que les collectivités ont accepté le projet en question. Nous avons un fonds propre de 3945€, à quoi correspond-il ? Par ailleurs, dans un ancien budget datant de décembre 2008, nous avions un montant de 81000€ par la ville, qu’en est-il ? Donc nous avons un total de 4 169 000€ pour 1600m2, cela donne 2500€ au m2, ce qui fait le T1 à l’achat à 4600€, soit la fourchette haute pour l’achat de logement social étudiant dans le cadre des subventions. Ce sont donc 81 logements achetés à prix d’or. Dans ce cas, peut-on espérer que le bâtiment sera aux normes THQE au regard du prix ? Ce qui le justifierait mais surtout constituerait un logement social étudiant innovant en matière de consommation d’énergie, dans le cadre d’un réel développement durable. Je pense que cette garantie demandée à la ville est nécessaire, que celle-ci doit s’engager dans la construction de logements sociaux étudiants dont nous manquons, pour autant cela l’entraîne dans une aventure financière au regard d’un budget qui a tendance à changer au fil du temps. Nous faisons confiance au CROUS pour son travail, mais à l’avenir je souhaiterais un budget plus clair pour l’ensemble des projets de ce type. Pour l’anecdote, j’ai eu connaissance que cette résidence du CROUS, bâtiment D, prendrait peut-être le nom d’un ancien Maire de Rouen au milieu du 19ème siècle, Henry Barbet, lequel a donné à notre ville une spécificité sociale de lutte contre la mendicité et de limitation des revendications ouvrières en mettant tout le monde au travail….
 Marché Bio :
 Toute promotion du Bio mĂ©rite d’être soutenue au plus fort. Quand il s’accompagne de commerce Ă©quitable, c’est une très bonne dĂ©marche. Ce marchĂ© le vendredi de16h Ă 20h en centre ville (Place Lelieur) me paraĂ®t opportun pour amener progressivement nos concitoyens Ă l’idĂ©e d’une alimentation saine, au goĂ»t authentique, pour ceux qui ne sont pas encore convaincus. Je suis sĂ»re que l’offre de proximitĂ© en dĂ©cidera plus d’un Ă se lancer dans la consommation bio. Mais la question qui se pose pour le Bio est la suivante : les produits vendus seront-ils issus du local ? du national ? Va-t-on privilĂ©gier le local pour les produits frais de façon Ă Ă©viter de s’inscrire dans une dĂ©marche contraire au dĂ©veloppement durable si les producteurs sont trop Ă©loignĂ©s de Rouen ? Va-t-on privilĂ©gier le national pour les produits liquides et l’épicerie pour la mĂŞme raison de contre productivité en cas de transports longs, et surtout parce que des producteurs existent en France depuis fort longtemps? On nous assure que oui, et cela me paraĂ®t indispensable. De plus, je pense qu’il serait souhaitable de travailler en harmonie avec les commerces locaux concernĂ©s afin de ne pas les mettre en difficultĂ©.
Â
Â