Motion d’urgence sur la Communauté Urbaine
L’urgence n’a pas été votée par la majorité sur cette motion présentée par notre groupe CDI. Elle n’est donc pas passée au vote.
Pourtant, l’actualité de ce dossier présenté comme urgent par L.Fabius fin 2008 afin de réaliser une grande communauté de 500 000 h, qui bénéficierait de subventions plus importantes de l’Etat au regard de sa taille, nous aurait permis de développer nos infrastructures, d’attirer des entreprises génératrices d’emplois et d’atteindre la taille de grande métropole européenne.
Trop pressé de se voir à la tête d’une grande communauté urbaine pour accroître son pouvoir local, L.Fabius a “oublié” de proposer un projet à  ses collègues élus des communautés de communes Caux-Austreberthe et Seine-Austreberthe qu’il pensait acquis à sa cause et n’y ont donc pas adhéré, alors que la communauté d’agglomération Seine Eure n’a pas été consultée car ayant déclaré depuis longtemps raisonner justement en terme de projet au préalable de tout accord.
On voit bien là que les élus de notre région ne sont pas prêts à signer les yeux fermés sans qu’on leur présente un projet construit et équilibré pour toutes les parties prenantes, avec un territoire géographique cohérent, même s’il s’agit et peut-être à cause du fait qu’il s’agisse de Mr Fabius.
En ce qui concerne le Modem local, nous défendrons un projet qui prévoit une élection au suffrage universel direct des élus de cette communauté urbaine.
Motion d’urgence sur la ligne SNCF Rouen-Paris
Une première motion d’urgence sur le même sujet avait déjà été présentée par la Majorité le 4/04/08, votée par notre groupe CDI. Cette fois-ci nous avons eu 2 motions sur le même sujet : l’une présentée par le groupe UMP Edgard Menguy et l’autre par le groupe UMP Bruno Devaux.
Sujet toujours d’actualité dans ses disfonctionnements malgré la mise en place du cadencement des trains, et d’autant plus à l’ordre du jour suite à la journée noire du 13 janvier dernier qu’ont connue les usagers de la ligne en question. (fermeture de la gare St Lazare pour la journée à cause de la grève du personnel SNCF suite à l’agression d’un conducteur).
La motion E.Menguy adoptée par les groupes CDI, Socialistes et UMP stipule que “le Conseil municipal s’engage à soutenir les associations d’usagers de la ligne, mandate le Maire pour intervenir auprès de la SNCF, des instances, des collectivités et de l’Etat, ainsi que pour entreprendre des démarches en vue de l’indemnisation des préjudices subis par les usagers, et décide de créer une commission spéciale ouverte à tous les groupes du Conseil Municipal afin de formaliser les exigences de la Ville pour une desserte ferroviaire convenable”.
Motion d’urgence sur la situation humanitaire à Gaza
Cette motion présentée par le groupe des élus Communistes résume la situation humainement catastrophique que nous ne connaissons que trop. Elle condamne “ceux qui en France justifient l’affrontement ou appellent à la haine entre les communautés sous prétexte de ce conflit, elle appelle l’ensemble des citoyens, des associations et des partis politiques à choisir le parti de la paix et du respect du droit international”.
Elle demande que notre ville favorise la collecte de fonds et matériels en suggérant l’opération “un avion pour Gaza”.
L’ensemble du conseil municipal s’est prononcé en faveur de l’adoption de cette motion à caractère humanitaire.
Budget primitif
Comme je l’ai déjà dit précédemment à la suite du Débat d’Orientation Budgétaire qui nous a été présenté en séance du 19/12/08, ce budget ne présente pas de grands projets ni de vision futuriste pour la ville. Chaque Adjoint a présenté les projets de sa délégation sous forme de “catalogue”.
Je regrette que l’on nous ait parlé l’an dernier de faire rayonner la ville de Rouen, et plus récemment de lui donner une dimension de Capitale de la Normandie, mais qu’on ne lui donne pas l’envergure nécessaire à ce statut par la réalisation de grands projets. La médiathèque y aurait participé mais on a choisi de mettre à sa place une bibliothèque de quartier et un bâtiment luxueux pour les archives départementales; on a choisi de rénover la bibliothèque Villon au lieu de la transférer à la médiathèque pour libérer de l’espace au Musée des Beaux-Arts qui en a bien besoin. Au final, pas de médiathèque mais plus de dépenses. D’ailleurs, le Maire comme son adjoint ont été incapables de nous donner le total chiffré de ce projet “espace culturel Grammont”, car ils attendent que le Conseil Général fixe le prix de rachat à la ville d’une partie du bâtiment destiné aux archives départementales. Tout comme on veut nous faire croire que le montant des indemnités d’arrêt du chantier en juin 2008 ne sont pas connues, il y aurait alors des règles spéciales pour la ville de Rouen…  On croit rêver !
Je remarque aussi que le budget a été établi sur une prévision d’inflation estimée à 2,5%  alors que le prix du baril de pétrole a baissé de 150$ à 40$, d’où une baisse du coût des charges énergétiques pour la ville, de même que les taux d’intérêt ont baissé en suivant la BCE : un calcul qu’il faudra donc revoir…
Si l’on parle de logements, de voirie, de travaux, de culture, on ne parle pas d’activité économique qui pourrait générer des emplois ou soutenir l’activité existante des entreprises: cela me parait être un oubli majeur pour une grande ville comme Rouen.
Restauration collective dans les écoles primaires
Mme Jeandet-Mengal, adjointe aux finances, a proposé un avenant au traité de concession relatif à la restauration collective afin de prolonger jusqu’au 31/07/2010 le contrat de Délégation de Service Public qui lie notre ville à la Société Avenance. Ce délai sera mis à profit afin d’étudier, via un groupe de projet, la faisabilité d’un passage en Régie Publique qui utiliserait des matières premières de proximité, de saison et d’origine biologique. Pendant cette période, il sera demandé à la société Avenance d’introduire des aliments biologiques dans la composition des repas. Nous avons voté cette délibération.
Mon intervention a porté sur le fait qu’il fallait étudier rigoureusement les coûts de ce changement qui nécessiterait une refonte totale des cuisines équipées récemment pour une liaison froide à partir d’une cuisine centrale. Revenir à une production interne nécessiterait également l’embauche de personnel qualifié, avec toutes les responsabilités que cela suppose pour la ville en matière d’hygiène et de sécurité, ainsi que l’achat de camions réfrigérés.
Si la santé de nos enfants me semble primordiale, si ce mode d’alimentation a ma préférence, il me semble indispensable que l’étude financière soit maitrisée de façon rigoureuse pour ne pas grever d’autres budgets de la ville.