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La ville fait son Marché !!! Au détriment de tous…
mai 7th, 2010 by Régine Marre

Nous ne pouvons pas amputer la ville de ses marchés de l’après-midi, les mardis, vendredis et samedis. Ils sont des lieux incontournables de la vie de la cité pour tous les Rouennais, simples citoyens ou commerçants.

La décision de la Municipalité de fermer tous les marchés à 13h s’est faite sans aucune concertation, bel exemple de démocratie participative.

Pourquoi ne pas organiser une concertation comme pour l’Espace Monet Cathédrale ? Les Rouennais décideraient ainsi de la survie de leurs marchés.

Le prétexte de cette décision de la Majorité Municipale, c’est la propreté de la ville qui ne peut être réalisée actuellement, soi disant, dans le cadre des services municipaux concernés. Si nous comprenons l’attachement de ces derniers à conserver leurs statuts et leurs acquis, nous voudrions qu’ils prennent en considération le sort des Rouennais auquel leur service est dédié.

Nous sommes d’accord avec Mme Rambaud, la ville doit être propre, c’est d’ailleurs la priorité de tout élu, qu’il soit de Gauche, de Droite ou du Centre.

Avec les 8% d’augmentation d’impôts locaux que nous a infligés la Municipalité actuelle, c’est-à-dire 5 millions d’€ par an dont nous ne savons pas à quoi ils sont destinés, les 200 000 € que coûterait (selon Mme Rambaud) le fait d’embaucher des agents ou de faire appel à une société privée n’en représenteraient que 4% : nous sommes certains que les Rouennais préfèreraient que leur argent serve à nettoyer la ville en maintenant les marchés d’après-midi, là au moins ils sauraient où il va. 

Rouen signe la Charte de la vie nocturne
avr 20th, 2010 by Régine Marre

Cette charte proposĂ©e et votĂ©e par la majoritĂ© au Conseil Municipal du 2 avril dernier,  je l’avais dĂ©sapprouvĂ©e dans son Ă©tat par un vote d’abstention, un certain nombre de professionnels de la restauration et des Ă©tablissements de nuit y Ă©tant opposĂ©s. Ce qui faisait surtout dĂ©bat, c’Ă©tait que les Ă©piceries de nuit Ă©taient intĂ©grĂ©es aux signataires chargĂ©s d’Ă©lire les reprĂ©sentants des professionnels de la vie nocturne rouennaise Ă  la commission oĂą siègent Ă©galement des autoritĂ©s municipales et prĂ©fectorales.

Ce qu’il faut souligner, c’est que la municipalitĂ©, malgrĂ© son adoption de la dĂ©libĂ©ration en l’Ă©tat,  a finalement pris en compte les oppositions des professionnels que j’avais relayĂ©es dans mon explication de vote, pour leur proposer une version modifiĂ©e de la commission sans les Ă©piceries de nuit.  Ces mĂŞmes professionnels ont donc entĂ©rinĂ© hier soir 19/04 la charte de la vie nocturne et il faut s’en fĂ©liciter, le dialogue entre tous les acteurs concernĂ©s est donc ouvert. Cependant, il reste Ă  animer la ville après 22h et pour cela permettre aux habitants de l’agglomĂ©ration rouennaise de bĂ©nĂ©ficier de transports en commun tard dans la nuit. Un juste Ă©quilibre reste Ă©galement Ă  trouver entre les sorties nocturnes et le sommeil des habitants qui eux doivent bien avoir conscience qu’ils ont choisi le centre ville avec les inconvĂ©nients que cela peut parfois prĂ©senter. Mais avec toutes ces bonnes volontĂ©s, ils vont pouvoir dormir sur leurs 2 oreilles, les fĂŞtards seront moins moroses, et les professionnels aussi.

Conseil Municipal 02/04/2010
avr 3rd, 2010 by Régine Marre

Nous avons d’abord rituellement dĂ©battu des motions dĂ©posĂ©es par 2 groupes.

D’abord celle des Verts qui demandait un dĂ©bat “incontournable” sur l’EPR au sein du Conseil Municipal. Auparavant, une suspension de sĂ©ance avait permis au collectif “Sortir du nuclĂ©aire” de s’exprimer sur son opposition au futur EPR de Penly, un plaidoyer qui se voulait pĂ©dagogique pour informer les Ă©lus de la dangerositĂ© et du mauvais choix aussi bien Ă©cologique qu’Ă©conomique du nuclĂ©aire choisie comme Ă©nergie de l’avenir. Certes le dĂ©bat doit avoir lieu sur ce sujet qui engage notre avenir Ă©nergĂ©tique car ce choix se rĂ©vèle dangereux pour les dĂ©cennies Ă  venir. Je fais confiance au collectif en question, aux Verts et Ă  toutes les associations ou organisations Ă©cologiques pour que ce dĂ©bat ait lieu. Une rĂ©union publique sur le sujet aura d’ailleurs lieu le 27 avril prochain Ă  18h30 au Centre Malraux Ă  Rouen et ce n’est ni la 1ère ni la dernière qui soit prĂ©vue. Cependant, il m’a paru inopportun de prendre en otage le conseil municipal pour que ce dĂ©bat ait lieu, celui-ci peut vivre  partout en Ă©largissant son audience car tous les Ă©lus et tous les citoyens sont concernĂ©s. Aux formations politiques Ă©galement de s’en emparer, ce qu’elles ont d’ailleurs dĂ©jĂ  fait. Je suis donc favorable Ă  cette rĂ©flexion de fond mais hors le conseil municipal, car il faudra bien remplacer (et si possible Ă  court terme) l’Ă©nergie nuclĂ©aire par des Ă©nergies alternatives et propres. La motion a Ă©tĂ© rejetĂ©e par le PS, les Communistes et moi-mĂŞme, ce qui ne signifie pas que nous refusons le dĂ©bat.

La 2ème motion Ă©tait celle des Ă©lus de la majoritĂ© concernant le MIN de Rouen.  Courant avril prochain, un projet de loi amendĂ© sera prĂ©sentĂ© au Parlement visant Ă  supprimer les pĂ©rimètres de rĂ©fĂ©rence des MIN, soi-disant pour transcrire en droit français la directive europĂ©enne 2006/123/CE. Or ce texte risque de permettre Ă  un opĂ©rateur (grande distribution) de s’installer en concurrence dĂ©loyale par rapport aux entreprises dĂ©jĂ  existantes sur le site et qui ont des obligations liĂ©es Ă  leur emplacement sur le domaine public (la ville actuellement doit leur donner une autorisation qui rĂ©glemente leur installation sur le pĂ©rimètre). Le Directeur du MIN rouennais, prĂ©sent Ă  la sĂ©ance, assure d’ailleurs que cette autorisation permet aux MIN d’ĂŞtre garants de la concurrence. Cette motion a Ă©tĂ© votĂ©e Ă  l’unanimitĂ© afin de prĂ©server les entreprises existantes et leurs emplois, ainsi que les circuits courts de distribution agro-alimentaire, dans l’intĂ©rĂŞt des consommateurs et des producteurs. 

Charte de la Vie nocturne

“Cette charte de la vie nocturne mise en place par l’ancienne municipalitĂ© me paraĂ®t ĂŞtre un bon exercice de la dĂ©mocratie participative, que l’équipe municipale actuelle continue Ă   instaurer pour le bien de nos concitoyens. Il s’agit d’ailleurs lĂ  de la continuitĂ© rĂ©publicaine d’un projet.

Or, aujourd’hui, vous nous soumettez un projet (déjà envoyé alors qu’il n’a pas été voté) qui élargit la commission de la vie nocturne à un représentant de la grande distribution et un représentant des établissements de vente à emporter, c’est-à-dire les épiceries de nuit, 2 représentants que les membres non signataires du CHR ne souhaitent pas voir figurer dans la charte.

Pourquoi ?

On se demande bien pourquoi donner la parole à la grande distribution dans cette commission, étant donné que ses établissements sont fermés avant 22h, donc ils ne sont pas concernés par la vie nocturne, ne faisant pas partie des CHR.

On se demande aussi pourquoi les épiceries de nuit ont droit au chapitre puisque leur vente d’alcool est déjà réglementée par un arrêté qui leur interdit d’en vendre après 22h. Le problème, et c’est là où les autres acteurs professionnels ne sont pas d’accord, c’est que les clients achètent de l’alcool dans les épiceries, le boivent, et vont ensuite finir la soirée dans les bars alors qu’ils sont déjà bien éméchés, ce qui fait que les contrôles positifs se font toujours dans ces établissements et jamais dans les épiceries. Vous me direz que les épiceries peuvent être taxées d’une amende de 11€ en cas de vente illégale d’alcool , mais au regard du prix de vente de la bouteille, ce n’est pas très dissuasif.

Pour toutes ces raisons, je doute fort que ces commerçants de la nuit signent la charte en l’état. Il faut bien le reconnaître, les patrons de bars et établissements de nuit sont des commerçants comme les autres qui ont besoin de gagner leur vie, il faut plutôt les aider à bien fonctionner que les décrier.

Cependant, il est vrai également que la ville doit vivre la nuit. Oui il faut de l’animation la nuit, mais il faut aussi du transport en commun. Vous nous avez dit que le fait d’avoir une ville, un département, une région et une CREA du même bord politique faciliterait les projets communs et l’apport de structures et de subventions. Alors, la municipalité doit peser sur la CREA pour que la TCAR mette en place des transports en commun la nuit, car le dernier TEOR  à 23h16 ne permet pas aux citoyens de rentrer chez eux après le spectacle ou leur sortie. D’un point de vue économie d’énergie et service aux habitants, nous n’avons pas avancé sur ce sujet, malgré une pétition que j’ai d’ailleurs signée comme beaucoup d’entre nous.

Ce qui me parait choquant également dans cette charte, c’est que nous n’avons pas de représentants des étudiants, voire des usagers de la ville, la nuit : seulement des professionnels, des élus, des personnalités, des représentants de l’Etat et des associations qualifiées. Où sont les étudiants qui organisent des soirées ? Donnons-leur la parole en les introduisant dans les commissions.

Un autre problème est celui de la coordination des services : lors de manifestations publiques, (dixit les professionnels), il est déjà arrivé que ce service demande d’installer du matériel et que la police municipale demande qu’il soit enlevé car elle n’était pas avertie. Je crois qu’il y a là une amélioration à apporter pour éviter les pertes de temps et d’énergie.

En conclusion,  je pense que la vie nocturne mĂ©rite une vraie commission dĂ©cisionnaire active et rĂ©active pour que la ville de Rouen puisse vivre la nuit et non comme on l’entend dire qui se meurt après 20h30.”  Je me suis donc abstenue sur cette dĂ©libĂ©ration prĂ©sentant une charte que l’on peut et que l’on doit amĂ©liorer pour rĂ©pondre aux vĹ“ux de tous les professionnels.

Les 24h motonautiques, oui mais…
fév 7th, 2010 by Régine Marre

Si cet Ă©vĂ©nement  populaire aura bien lieu en 2010 comme prĂ©vu, il n’est pas du tout certain que la ville de Rouen renouvelle son partenariat en 2011 avec l’association organisatrice (dirigĂ©e par Antoine Bousquet).

La raison invoquĂ©e est Ă©cologique, cette manifestation est bruyante et surtout trop consommatrice d’Ă©nergie et trop polluante par son rejet de CO2. Le dĂ©bat est donc lancĂ© pour l’an prochain. Il faut alors se poser les bonnes questions : sont-ce les bateaux qui polluent le plus ou bien les vĂ©hicules des spectateurs qui viennent en masse assister Ă  l’Ă©vĂ©nement ? Les premières rĂ©flexions montrent que quelques bateaux qui tournent pendant 24h consomment moins d’Ă©nergie que les centaines de voitures qui affluent dans la ville pour l’occasion. Et il en est de mĂŞme pour toutes les manifestations populaires de la citĂ©, je pense Ă  l’Armada par exemple. Il faut d’abord lancer une Ă©tude sur la mobilitĂ© des visiteurs et crĂ©er un PDE ensuite.

La solution serait alors de crĂ©er un parking qui manque Ă  l’Est de la ville (Un projet pour la CREA). En effet, nous avons celui du parc expo au Sud et celui du Mont Riboudet Ă  l’Ouest, on pourrait mĂŞme envisager de renforcer celui-ci dans la zone portuaire pour l’occasion. Il ne resterait plus qu’Ă  mettre en place des navettes et un bouclage de la ville pour 48h/an, cela ne doit pas ĂŞtre impossible. La RĂ©gion porrait aussi ĂŞtre sollicitĂ©e pour les transports ferroviaires. Car enfin, si les bateaux ont dĂ©jĂ  fait des efforts sur le plan du carburant avec des moteurs plus propres et moins bruyants, ils peuvent encore amĂ©liorer leurs techniques, et pas seulement avec l’aide des sponsors, il faut que les collectivitĂ©s locales prennent conscience qu’elles doivent rĂ©pondre aux attentes des citoyens, il n’y a pas que le basket ou le hockey qui passionne les foules. Ces conditions Ă©tant posĂ©es, nous pourrions maintenir les 24h motonautiques pour le plus grand plaisir du public qui accourt de très loin pour voir cette course exceptionnelle qui le ravit, amène de la vie et du commerce dans la citĂ©.

Conseil Municipal 23/01/10
jan 23rd, 2010 by Régine Marre

BUDGET :

Mme Jeandet-Mengal, en charge des finances, déclare la ville « au bord du précipice ».

Or, il apparaît que la dotation forfaitaire de l’Etat augmente de 0,48 % , la Dotation de solidarité Urbaine est reconduite pour un même montant, la Dotation Générale de Décentralisation est en hausse de 2%, les Allocations Compensatrices versées par l’Etat (concernant notamment la TP et la TH) s’élèvent à 3,7 M d’€, la CREA apportera une compensation de 17,56 M d’€ au regard du contexte économique difficile, ainsi que la Dotation de Solidarité Communautaire (en hausse d’1 M d’€ ) pour un montant de 4,73 M d’€. Au regard des chiffres qu’on nous présente, je suis satisfaite de voir passer la dotation de solidarité versée par la CREA de 3,72 M d’€ à 4,73 M d’€ , comme promis.Au total, notre budget 2010 présente dans son fonctionnement une augmentation des recettes de 13 M d’€ (+8,5%) et une augmentation des dépenses de seulement 7,8M d’€ (+5,32%), ce qui fait un solde positif de 15,15 M d’€. D’ailleurs on prévoit une épargne de gestion en hausse de 26,34%  et une épargne nette de +93,56%. De plus, la ville est en train de renégocier avec les banques certains prêts à la baisse. Nous sommes en droit d’attendre des investissements…. Car une ville qui n’investit pas ne progresse pas et évidemment réduit sa dette.

Ce qui me parait inacceptable (et je l’ai toujours dit), c’est l’augmentation non justifiée de 8% de la Taxe d’Habitation, ce qui placera la ville de Rouen au-dessus de la moyenne des villes de même importance en taux d’imposition (21,33% / habitant pour les autres villes et 21,59% pour Rouen). Cet apport supplémentaire de recette fiscale pour 4,8 M d’€ servira, nous dit-on, à financer exclusivement l’investissement. Mais lequel, ce n’est pas précisé et on ne présente pas non plus de nouveaux grands projets. Les Rouennais ne comprennent pas, et cela dans un contexte difficile où les ménages souffrent de la crise économique et de l’augmentation constante du chômage, ne l’oublions pas. Alors pourquoi une telle hausse des impôts locaux si c’est pour présenter un budget sans grands nouveaux projets structurants, et en affirmant que la ville est en situation plus que critique.

En ce qui concerne l’économie de 630 K€ pour la restauration collective qui va passer en régie publique, je pense qu’il faut moduler ce chiffre à la baisse car il ne faut pas rêver, les repas bio (auxquels je souscris) auront un coût certainement plus élevé  que le montant estimé et la revente à d’autres établissements ne se fera peut-être pas de façon aussi certaine qu’espéré, restons donc prudents sur le montant de cette économie annoncée.

Il est prévu un investissement de 236.000€ pour développer l’offre de places en crèches, c’est bien mais largement insuffisant puisque de nombreux jeunes parents préfèrent aller habiter dans les communes de la couronne rouennaise qui leur offrent davantage de services. Sur les Hauts de Rouen, la municipalité a supprimé le projet de crèche Dolto alors qu’elle souhaite favoriser la mixité sociale par des constructions/réhabilitations. Comment ce secteur, où les logements peinent à se vendre par Nexity, peut-il attirer de nouvelles catégories de citoyens si ces services ne suivent pas ? D’autre part, la CAF dispose de fonds dont elle souhaiterait faire davantage bénéficier la ville. Mais si nous ne les sollicitons pas, ces fonds iront dans d’autres communes en Seine Maritime, pour d’autres projets moins urgents peut-être, puisque cet organisme est maintenant régionalisé. Bien sûr 100 places de crèches supplémentaires d’ici 2014, cela paraît important, mais c’est maintenant que nous en avons besoin, car il y a pénurie pour favoriser l’installation de nouveaux jeunes couples sur notre territoire afin de le dynamiser.

J’en viens maintenant à la Maison de l’Etudiant au Hangar 09, et je réitère ce que j’ai dit lors du DOB : il était dit dans le programme Rouen Motivée, je cite « un hangar aujourd’hui désaffecté sera transformé en Maison des étudiants : l’Univers Cité » avec une liste importante de services offerts. En réalité, demain, ce sera une bibliothèque de quartier, une salle de réunion pour les associations, etc, bref un tout petit espace consacré réellement aux étudiants, qui préfèreront rester dans leurs locaux actuels. Ne pourrions-nous pas économiser ici au moins 2,8 M d’€, voire les 5 M d’€ en tout, gâchés actuellement, et qui n’amèneront pas grand-chose de plus aux étudiants qui n’utiliseront pas ces locaux ?

De même pour le guide de l’étudiant, ce n’est que le énième qui va exister, il vaudrait mieux que la ville se rapproche de ceux qui existent actuellement (Le Lauréat de l’Université de Rouen, par exemple), voire même s’associe à d’autres guides étudiants concernant  la culture ou la ville comme Le Viking par exemple. La municipalité parle de mutualiser pour diminuer les coûts, voilà une bonne occasion de le mettre en application et cela ne coûterait pas 15.000€.

Pour toutes les raisons énoncées (choix faits, certaines économies réalisées et d’autres qui pourraient l’être, mais pas de grands projets ambitieux) et surtout à cause de l’augmentation de 8% des impôts locaux, j’ai voté contre ce budget.

 

DENOMINATION DU POLE CULTUREL GRAMMONT :

Nommer la Médiathèque « Simone De Beauvoir », cela aurait été à la hauteur de son talent si le projet avait été poursuivi en l’état. Mais aujourd’hui, au regard de ce que le projet est devenu, je crains que nommer ce piètre pôle culturel Grammont « Simone De Beauvoir » ne soit inadapté à cet écrivain engagée, figure de proue du féminisme et talentueuse. J’aurais préféré que l’on garde son nom pour l’avenir, pour une vraie Médiathèque qui verra le jour dans notre ville centre, je l’espère. Je verrais quelque chose de plus vaste et de plus valorisant pour cette forte personnalité de renommée mondiale.

 

ECOLE DE LA 2ème CHANCE:

Association loi 1901 créée par Edith Cresson, l’école de la 2ème chance est un projet porteur d’un fort taux de réussite de 70%. Le problème, c’est qu’il concerne les jeunes de 18 à 25 ans sortis du système scolaire depuis 2 ans, donc un public qui concerne la Région avec l’appui du FSE et des entreprises principalement.

Ces écoles relèvent donc de la compétence de la Région  et non de la ville qui doit s’occuper des écoles primaires, maternelles, crèches, haltes garderies et centres de loisirs (cela fait déjà beaucoup d’institutions pour une ville qui se plaint de ses finances trop justes). Bien sûr, l’étude sera gratuite, mais la mise en œuvre du projet aura un coût pour la ville.

Le Pédibus, la restauration scolaire, l’entretien des bâtiments concernés (qui ont bien besoin de rénovation pour certains), le matériel pédagogique à renouveler régulièrement, l’équipement des centres de loisirs, la construction de crèches…. N’y a-t-il pas déjà assez de fonds à bien dépenser et les sommes consacrées à ce projet après l’étude de faisabilité ne pourraient-elles être utilisées sur d’autres projets dont la ville a sérieusement besoin ?

Laissons la Région s’occuper de ce qui relève de sa compétence (exigeons-le) et consacrons-nous à ce qui nous concerne directement sans nous éparpiller, « puisque les finances de la ville sont en mauvais état ». J’ai voté l’étude puisqu’elle est financée par l’ACSE et je l’attends avec impatience pour décider de mon vote au moment de sa présentation.

 

PERSONNELS MUNICIPAUX :

J’ai bien sûr voté les délibérations concernant les avancées sociales, les avancements de grade, et le temps de travail du personnel communal. Mais j’ai cependant attiré l’attention des élus sur la rémunération des agents permanents et non permanents qui travaillent dans nos centres de loisirs. Cette rémunération est en effet située en dessous de celle de leurs collègues des autres villes de la couronne rouennaise, je pense notamment aux villes de Saint Etienne Du Rouvray et de Sotteville Lès Rouen qui pratiquent des tarifs bien supérieurs aux nôtres.

J’ai suggéré de ne pas les oublier car ils réalisent un travail remarquable auprès de nos enfants et de nos jeunes, sans compter leur temps le plus souvent  

 

ASSOCIATIONS :

Nous avons d’abord voté à l’unanimité une aide d’urgence de la ville concernant le séisme d’Haïti : 8 Associations reconnues recevront chacune 1.000€ de subvention (Action contre la Faim, Croix Rouge Française, Fondation de France, Médecins du Monde, Médecins sans Frontières, Secours Populaire, Secours Catholique et UNICEF). La ville exprime également sa solidarité à la population Haïtienne durement touchée par le séisme meurtrier du 12/01/10  en prêtant une salle pour le « concert pour Haïti » organisé demain 24/01 à 16h à la Halle aux Toiles par l’Orchestre de Chambre de Normandie et en lançant un appel aux dons relayé sur  le site Internet de la ville.

Association « Centre Social du Châtelet » :

L’école de la 2ème chance, ne serait-ce pas plutôt le soutien scolaire dispensé au sein de l’Association « Centre Social du Châtelet » qui mériterait cette dénomination ?

Car enfin, tout commence par l’acquisition des bases et si on ne les possède pas, on est exclu des études donc marginalisé sur le plan professionnel.

L’énergie et les sommes futures qui ne manqueront pas d’être dépensées pour ce projet d’école de la 2ème chance ne devraient-elles pas plutôt aller dans les associations comme celle du Châtelet que la ville abandonne ?

35 ans d’existence utile à destination des enfants dans un quartier qui a bien besoin d’être soutenu par des actions sociales, cela mériterait que notre ville consacre un peu de son budget au maintien de cette association et peut-être de sa réorganisation. L’APMAR qui œuvre dans la même activité est située à la Grand Mare et ne peut absorber tous les adhérents de l’association mise en liquidation judiciaire. Les actions en direction de l’enfance relèvent des compétences de la ville, je ne l’apprends à personne. On ne peut pas liquider cette activité alors que l’on va construire une halle sur la même place. Mettre le marché à l’abri de la pluie occasionnelle une matinée par semaine est-il plus important que l’éducation des enfants du Châtelet ?

ARAPA (Association  Rouennaise d’Aide aux Personnes Agées)

Cette association, la 1ère qui ait été créée à Rouen pour l’aide à domicile, a plus de 50 ans d’existence, et s’occupe certes de personnes qui bénéficient de l’APA (Aide Personnalisée à l’Autonomie qui inclut également le handicap mental), allocation attribuée par le Conseil Général, mais pas seulement. En effet, 30% des personnes prises en charge par l’association n’en bénéficient pas. Ces soins ne sont pas seulement du ménage, loin s’en faut, c’est aussi le soin physique et surtout moral de la personne. L’association crée donc du lien social et parfois le dialogue et la présence représentent la part la plus importante de la prestation, qui n’est alors pas concernée par l’APA. La municipalité a dit qu’elle souhaitait favoriser le maintien à domicile des personnes âgées : une subvention à l’ARAPA pour l’aider à maintenir son degré de qualité de service, dans le cadre de ses valeurs de Solidarité et de Respect, et pour l’aider à maintenir ses quelque 350 emplois, ce qui n’est pas négligeable à l’heure actuelle, irait dans le sens d’une politique de la ville solidaire comme elle le souhaite, mais ce n’est pas son choix.

Concernant les associations sportives

Je constate que les subventions sont fort nombreuses, ceci signifie que les Rouennais sont sportifs et c’est tant mieux. Cependant, je regrette que d’autres associations  ne bénéficient pas ou pas davantage de subventions, surtout lorsque je vois le SPOR qui reçoit 298.000€, soit 4% du budget total attribué, alors que le FCR ne reçoit quant à lui que 175.400€ sur 2010 pour un sport qui est plus populaire en France. Un rééquilibrage me paraîtrait juste.

 

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© RĂ©gine Marre - Modem Rouen - Conseil Municipal de Rouen