Le Président du Modem a été reçu fin avril à l’Elysée par N.Sarkozy, et toute la presse est en ébullition : « F.Bayrou change de ligne politique; le Modem rejoint l’UMP et le NC ; le Centre est de retour à droite , après sa recomposition… ». Bref, le Modem apporterait ses voix sur un plateau à l’UMP, qui en a manqué cruellement aux Régionales, après avoir misé vainement sur les voix hypothétiques du Nouveau Centre. C’est plié, nous revoici dans une bipolarité bien confortable Droite/Gauche, puisque les Verts ont reconduit leurs alliances avec le PS. Cet équilibre instable Droite/Gauche se partagera donc indéfiniment le pouvoir dans une alternance qui arrange bien les élus (par moins de 50% des électeurs) des 2 bords, mais dont lesquels électeurs s’éloignent de plus en plus en refusant d’aller voter, précisément afin de ne pas cautionner ce système biparti dont ils ne veulent plus.
La réalité est toute autre, puisque F.Bayrou a écrit aux adhérents du Modem pour clarifier notre position, inchangée depuis 3 ans, et arrêter ainsi toutes formes de rumeurs infondées.
« La situation de notre pays est suffisamment grave pour que les responsables conscients des difficultĂ©s (ils ne sont pas si nombreux) acceptent d’Ă©changer leurs points de vue, y compris de manière informelle et en toute libertĂ©. Dans les temps difficiles il n’est pas inutile de rĂ©flĂ©chir ensemble. Nous sommes en dĂ©saccord, parfois violent, c’est normal, c’est la dĂ©mocratie, mais nous ne sommes pas en guerre civile. Parler entre responsables, sans concessions et sans compromissions, pour moi, pour nous, c’est le b-a ba d’une dĂ©mocratie de citoyens adultes. Je vous le dis clairement, je continuerai de le proposer, et de le mettre en pratique.
Ă€ ce titre, je revendique avec fiertĂ© que nous ayons ces derniers mois tendu la main Ă une partie de la gauche, social-dĂ©mocrate, en espĂ©rant qu’elle oserait un jour affirmer son identitĂ©. Pour l’instant, cela n’a pas Ă©tĂ© le cas, mais nous avons eu raison de tendre la main et nous devons continuer Ă le faire !
Il n’y a pas de dĂ©mocratie sans confrontation des idĂ©es et sans dialogue. Et la crise fait du dialogue une obligation.
Savoir approuver quand une dĂ©cision va dans le bon sens, combattre les dĂ©cisions injustes, cela a toujours Ă©tĂ© notre ligne de conduite. Cela signifie-t-il une quelconque connivence avec le pouvoir actuel ? Je vois bien la manĹ“uvre qui tente de le faire croire. Mais ceux qui conduisent cette intoxication se mettent le doigt dans l’oeil et il convient, charitablement, de les dĂ©tromper…
Notre projet politique ne peut donc accepter de se laisser satelliser par aucun des deux partis actuellement dominants. Il peut chercher et trouver des compromis, mais il refuse les compromissions. Il est ouvert, mais il est intègre. Et il ne doit accepter aucune concession, ni sur l’ouverture, ni sur l’intĂ©gritĂ©.
C’est pourquoi l’article premier de tout acte d’existence du centre, c’est l’indĂ©pendance. Je ne ferai sur ce point central aucune concession Ă qui que ce soit. La faiblesse actuelle de ce courant politique vient de sa division et, pour certains, de sa soumission. Division et soumission, ce sont les deux causes de sa faiblesse Ă©lectorale actuelle. Je ne mĂ©nagerai pas mes forces pour qu’il se rassemble, et pour qu’il se redresse.
C’est parce que je crois Ă la force et Ă l’avenir de cette famille politique que j’ai Ă©tĂ©, je suis, et je serai intransigeant sur le respect de ses principes. »
Ainsi, approuver la loi sur la Burqa qui devrait interdire de dissimuler son visage, si elle est maintenue telle qu’annoncée, ce n’est pas rejoindre l’UMP.
Dire que la réforme des retraites est nécessaires (et nous reparlerons de notre proposition), ce n’est pas rejoindre l’UMP.
S’opposer à la réforme des collectivités territoriales telle qu’elle est proposée mais dire qu’elle est nécessaire, ce n’est pas rejoindre l’UMP.
Alors oui, il faut détromper les citoyens à qui une machination médiatique et le bouche à oreille essaient de faire croire que le Modem par la voix de F.Bayrou rejoint N.Sarkozy.
Car nous sommes et serons toujours opposés au bouclier fiscal, au déficit de fonctionnement de l’Etat, à la mauvaise politique éducative du Gouvernement, à la dépendance des médias à ce Gouvernement, au mélange des affaires publiques et des affaires privées, au manque de séparation des pouvoirs (Etat/Justice), à la financiarisation outrancière de notre société, à l’abandon du Grenelle de l’environnement.
Nos valeurs sont bien différentes de celle du pouvoir en place, il ne peut donc y avoir alliance/fusion  entre l’UMP et le Modem qui resteront des forces bien distinctes avec chacune leur projet de société et je pense que cette distinction est indispensable pour que vive la Démocratie. La seule possibilité reste un partenariat de projet pour un gouvernement, mais pour l’instant nous n’en sommes qu’à l’ouverture aux discussions, des 2 côtés.
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Nous apprenons aujourd’hui que le Conseil d’Etat dĂ©savoue le projet de loi sur la Burqa, qui sera prĂ©sentĂ© en juin au Parlement. Au motif qu’il est  anticonstitutionnel et “ne repose sur aucun fondement juridique incontestable“. MalgrĂ© cela, le Gouvernement persiste et signe : le projet de loi est maintenu.
Bien sĂ»r, on peut dire que les citoyens ont le droit de s’habiller comme ils veulent, encore une fois cela fait partie de la libertĂ© de chacun. Oui, mais… Si on peut accepter les djellabas, les couvre-chef de toutes sortes, les vĂŞtements fantaisistes, la loi n’autorise pas la nuditĂ©, fut-elle partielle. On appelle cela “attentat Ă la pudeur” et elle en punit l’auteur.
A contrario, Ă mon sens, la loi ne devrait pas non plus tolĂ©rer que certaines personnes cachent leur visage, et il me paraĂ®t nĂ©cessaire de lĂ©gifĂ©rer sur ce point, devant le phĂ©nomène accru du port de la burqa. Le problème qui est posĂ© n’est pas le port de la robe, ni mĂŞme celui du voile, c’est bien celui de la dissimulation du visage.
On peut invoquer d’abord le problème de la sĂ©curitĂ© : qui se cache sous ce tissu ? La personne peut-elle conduire et se diriger en toute sĂ©curitĂ© ? Vient ensuite le problème des femmes contraintes par leurs Ă©poux Musulmans qui interprètent  le Coran Ă Â leur façon : les hommes  Musulmans bien intĂ©grĂ©s en France, eux,  ne rĂ©clament pas le port de la burqa, ils nous le disent haut et fort pour se dĂ©marquer de leurs pairs qui entravent la libertĂ© et par lĂ mĂŞme la dignitĂ© de leurs femmes. Puis certaines femmes voilĂ©es, lorsqu’elles sont interviewĂ©es, avouent ĂŞtre des Françaises converties Ă l’Islam et se sentir en sĂ©curitĂ© sous ce vĂŞtement, ce sont les plus virulentes dans la revendication du port de la burqa. Je pense qu’il y a lĂ un rĂ©el problème de personnalitĂ© lorsque l’on n’ose plus se promener dans la rue Ă visage dĂ©couvert. Enfin, quelle communication peut-on avoir avec une personne dont on ne voit (Ă peine) que les yeux ? Je considère cela comme un manque de respect vis-Ă -vis de ses propres concitoyens, dans un monde oĂą l’on a dĂ©jĂ bien du mal Ă relier les gens entre eux pour les faire vivre ensemble.
Alors, une loi, oui ! Mais qui interdit toute dissimulation du visage, pour des raisons de respect, de communication, de sécurité, et surtout de liberté et de dignité (celle des femmes).
Un mort en fin d’apĂ©ro Facebook Ă Nantes : il avait 2,40 g d’alcool dans le sang. On ne peut que compatir Ă la douleur de ses Parents et amis.
Faut-il pour autant interdire ce genre nouveau d’Ă©vĂ©nement ?
On ne peut raisonnablement interdire aux citoyens de se rĂ©unir : c’est la libertĂ© de circuler, et se rĂ©unir est un acte permis dans un Ă©tat dĂ©mocratique. Cependant, la tournure des Ă©vĂ©nements fait qu’il y a eu rĂ©gulièrement depuis le dĂ©but de ce phĂ©nomène des personnes en Ă©tat Ă©thylique avancĂ©, donc potentiellement en danger de mort, et celui de Nantes confirme cette issue qui est appelĂ©e Ă se reproduire.
Alors ? Il est nĂ©cessaire de rĂ©flĂ©chir sĂ©rieusement au problème qui se pose dans un vide juridique face aux rĂ©seaux sociaux. Un encadrement accru de ces manifestations et une prĂ©vention renforcĂ©e des risques engendrĂ©s par l’alcoolisation sont indispensables. Un groupe de rĂ©flexion politique sur le sujet est d’ailleurs prĂ©vu, mais le problème se pose de façon urgente, et Rouen fera partie de ces manifestations en juin, après bien d’autres villes. Â
Enfin, il me paraĂ®t tout de mĂŞme aberrant qu’une catĂ©gorie de gens (les tardifs de l’apĂ©ro gĂ©ant) aient besoin de boire de l’alcool Ă ce point pour s’amuser !  C’est sans nul doute un phĂ©nomène de sociĂ©tĂ© qui nous rappelle le problème de l’alcool en France.
Nous ne pouvons pas amputer la ville de ses marchés de l’après-midi, les mardis, vendredis et samedis. Ils sont des lieux incontournables de la vie de la cité pour tous les Rouennais, simples citoyens ou commerçants.
La décision de la Municipalité de fermer tous les marchés à 13h s’est faite sans aucune concertation, bel exemple de démocratie participative.
Pourquoi ne pas organiser une concertation comme pour l’Espace Monet Cathédrale ? Les Rouennais décideraient ainsi de la survie de leurs marchés.
Le prétexte de cette décision de la Majorité Municipale, c’est la propreté de la ville qui ne peut être réalisée actuellement, soi disant, dans le cadre des services municipaux concernés. Si nous comprenons l’attachement de ces derniers à conserver leurs statuts et leurs acquis, nous voudrions qu’ils prennent en considération le sort des Rouennais auquel leur service est dédié.
Nous sommes d’accord avec Mme Rambaud, la ville doit être propre, c’est d’ailleurs la priorité de tout élu, qu’il soit de Gauche, de Droite ou du Centre.
Avec les 8% d’augmentation d’impĂ´ts locaux que nous a infligĂ©s la MunicipalitĂ© actuelle, c’est-Ă -dire 5 millions d’€ par an dont nous ne savons pas Ă quoi ils sont destinĂ©s, les 200 000 € que coĂ»terait (selon Mme Rambaud) le fait d’embaucher des agents ou de faire appel Ă une sociĂ©tĂ© privĂ©e n’en reprĂ©senteraient que 4% : nous sommes certains que les Rouennais prĂ©fèreraient que leur argent serve Ă nettoyer la ville en maintenant les marchĂ©s d’après-midi, lĂ au moins ils sauraient oĂą il va.Â
Nous avons d’abord rituellement dĂ©battu des motions dĂ©posĂ©es par 2 groupes.
D’abord celle des Verts qui demandait un dĂ©bat “incontournable” sur l’EPR au sein du Conseil Municipal. Auparavant, une suspension de sĂ©ance avait permis au collectif “Sortir du nuclĂ©aire” de s’exprimer sur son opposition au futur EPR de Penly, un plaidoyer qui se voulait pĂ©dagogique pour informer les Ă©lus de la dangerositĂ© et du mauvais choix aussi bien Ă©cologique qu’Ă©conomique du nuclĂ©aire choisie comme Ă©nergie de l’avenir. Certes le dĂ©bat doit avoir lieu sur ce sujet qui engage notre avenir Ă©nergĂ©tique car ce choix se rĂ©vèle dangereux pour les dĂ©cennies Ă venir. Je fais confiance au collectif en question, aux Verts et Ă toutes les associations ou organisations Ă©cologiques pour que ce dĂ©bat ait lieu. Une rĂ©union publique sur le sujet aura d’ailleurs lieu le 27 avril prochain Ă 18h30 au Centre Malraux Ă Rouen et ce n’est ni la 1ère ni la dernière qui soit prĂ©vue. Cependant, il m’a paru inopportun de prendre en otage le conseil municipal pour que ce dĂ©bat ait lieu, celui-ci peut vivre partout en Ă©largissant son audience car tous les Ă©lus et tous les citoyens sont concernĂ©s. Aux formations politiques Ă©galement de s’en emparer, ce qu’elles ont d’ailleurs dĂ©jĂ fait. Je suis donc favorable Ă cette rĂ©flexion de fond mais hors le conseil municipal, car il faudra bien remplacer (et si possible Ă court terme) l’Ă©nergie nuclĂ©aire par des Ă©nergies alternatives et propres. La motion a Ă©tĂ© rejetĂ©e par le PS, les Communistes et moi-mĂŞme, ce qui ne signifie pas que nous refusons le dĂ©bat.
La 2ème motion Ă©tait celle des Ă©lus de la majoritĂ© concernant le MIN de Rouen. Courant avril prochain, un projet de loi amendĂ© sera prĂ©sentĂ© au Parlement visant Ă supprimer les pĂ©rimètres de rĂ©fĂ©rence des MIN, soi-disant pour transcrire en droit français la directive europĂ©enne 2006/123/CE. Or ce texte risque de permettre Ă un opĂ©rateur (grande distribution) de s’installer en concurrence dĂ©loyale par rapport aux entreprises dĂ©jĂ existantes sur le site et qui ont des obligations liĂ©es Ă leur emplacement sur le domaine public (la ville actuellement doit leur donner une autorisation qui rĂ©glemente leur installation sur le pĂ©rimètre). Le Directeur du MIN rouennais, prĂ©sent Ă la sĂ©ance, assure d’ailleurs que cette autorisation permet aux MIN d’ĂŞtre garants de la concurrence. Cette motion a Ă©tĂ© votĂ©e Ă l’unanimitĂ© afin de prĂ©server les entreprises existantes et leurs emplois, ainsi que les circuits courts de distribution agro-alimentaire, dans l’intĂ©rĂŞt des consommateurs et des producteurs.Â
Charte de la Vie nocturne
“Cette charte de la vie nocturne mise en place par l’ancienne municipalitĂ© me paraĂ®t ĂŞtre un bon exercice de la dĂ©mocratie participative, que l’équipe municipale actuelle continue Ă Â instaurer pour le bien de nos concitoyens. Il s’agit d’ailleurs lĂ de la continuitĂ© rĂ©publicaine d’un projet.
Or, aujourd’hui, vous nous soumettez un projet (déjà envoyé alors qu’il n’a pas été voté) qui élargit la commission de la vie nocturne à un représentant de la grande distribution et un représentant des établissements de vente à emporter, c’est-à -dire les épiceries de nuit, 2 représentants que les membres non signataires du CHR ne souhaitent pas voir figurer dans la charte.
Pourquoi ?
On se demande bien pourquoi donner la parole à la grande distribution dans cette commission, étant donné que ses établissements sont fermés avant 22h, donc ils ne sont pas concernés par la vie nocturne, ne faisant pas partie des CHR.
On se demande aussi pourquoi les épiceries de nuit ont droit au chapitre puisque leur vente d’alcool est déjà réglementée par un arrêté qui leur interdit d’en vendre après 22h. Le problème, et c’est là où les autres acteurs professionnels ne sont pas d’accord, c’est que les clients achètent de l’alcool dans les épiceries, le boivent, et vont ensuite finir la soirée dans les bars alors qu’ils sont déjà bien éméchés, ce qui fait que les contrôles positifs se font toujours dans ces établissements et jamais dans les épiceries. Vous me direz que les épiceries peuvent être taxées d’une amende de 11€ en cas de vente illégale d’alcool , mais au regard du prix de vente de la bouteille, ce n’est pas très dissuasif.
Pour toutes ces raisons, je doute fort que ces commerçants de la nuit signent la charte en l’état. Il faut bien le reconnaître, les patrons de bars et établissements de nuit sont des commerçants comme les autres qui ont besoin de gagner leur vie, il faut plutôt les aider à bien fonctionner que les décrier.
Cependant, il est vrai également que la ville doit vivre la nuit. Oui il faut de l’animation la nuit, mais il faut aussi du transport en commun. Vous nous avez dit que le fait d’avoir une ville, un département, une région et une CREA du même bord politique faciliterait les projets communs et l’apport de structures et de subventions. Alors, la municipalité doit peser sur la CREA pour que la TCAR mette en place des transports en commun la nuit, car le dernier TEOR à 23h16 ne permet pas aux citoyens de rentrer chez eux après le spectacle ou leur sortie. D’un point de vue économie d’énergie et service aux habitants, nous n’avons pas avancé sur ce sujet, malgré une pétition que j’ai d’ailleurs signée comme beaucoup d’entre nous.
Ce qui me parait choquant également dans cette charte, c’est que nous n’avons pas de représentants des étudiants, voire des usagers de la ville, la nuit : seulement des professionnels, des élus, des personnalités, des représentants de l’Etat et des associations qualifiées. Où sont les étudiants qui organisent des soirées ? Donnons-leur la parole en les introduisant dans les commissions.
Un autre problème est celui de la coordination des services : lors de manifestations publiques, (dixit les professionnels), il est déjà arrivé que ce service demande d’installer du matériel et que la police municipale demande qu’il soit enlevé car elle n’était pas avertie. Je crois qu’il y a là une amélioration à apporter pour éviter les pertes de temps et d’énergie.
En conclusion, je pense que la vie nocturne mĂ©rite une vraie commission dĂ©cisionnaire active et rĂ©active pour que la ville de Rouen puisse vivre la nuit et non comme on l’entend dire qui se meurt après 20h30.”  Je me suis donc abstenue sur cette dĂ©libĂ©ration prĂ©sentant une charte que l’on peut et que l’on doit amĂ©liorer pour rĂ©pondre aux vĹ“ux de tous les professionnels.